Les oeuvres d'art

Le grand prix du Maroc n'a pas était juste une course automobile, mais aussi un rassemblement d'artistes, notamment des peintres.
Les peintures faites lors d'un grand prix étaient très en vogue. C'était un procédé très vendeur comme souvenir d'une course (car à l'époque il n'y avait pas de magazines hebdomadaires ou quotidiens pour voir des photos d'une course).

Ci-dessous voici des peintures faites lors du grand prix du Maroc. Aujourd'hui, elles sont d'une grande valeur.

Les trois toiles ci-dessus ont été faites par le même peintre, au virage de Sidi Abderhaman, ci-dessous pris en photo.

La route d'Azzemour :

La Ferrari 246 Dino peinte par Asobu Yoshida :

Aïn-Diab Corner :



Les conséquences des accidents

L'accident grave qui eut lieu à Casablanca entre Olivier Gendebien, Tommy Bridger et François Picard blessa gravement ce dernier. Mais heureusement, il pu poursuivre sa carrière.
Il eut par contre plus de chance que Stuart Lewis-Evans qui, dans sa folle remontée, quitta la route et fit plusieurs tonneaux avant que sa voiture ne prenne feu.
Avant d'être rapatrié, Bernard Cahier lui rendit visite dans l'infirmerie du paddock, et il témoigne :

"Je suis allé voir Lewis-Evans qu'on avait installé sous une tente, et il m'a dit : "Oh! Bernard, je ne veux pas mourir". Il ne se rendait pas compte mais il était complètement brûlé ! Il était conscient, sous sédatif évidemment. Mon beau-frère, qui avait la meilleure clinique de Casablanca, est venu tout de suite. Quand il a vu l'état de Stuart, il m'a dit : "Fait tout de suite venir Tony Vandervell" (le patron de l'écurie Vanwall). Vandervell s'est à moitié évanoui quand il a vu Stuart. Mon beau-frère lui a conseillé de le rapatrier à Londres dans son avion. En Angleterre, du fait de la guerre, il y avait beaucoup de brûlés dans l'aviation et il pensait qu'ils pourraient peut-être faire quelque chose là-bas. Mais il m'a confié qu'à son avis, il serait mort dans une semaine. On lui a fait des greffes, ça avait l'air d'aller mieux, mais exactement une semaine plus tard, il était mort." (Interview tirée de la revue "Automobile historique")

Cette tragédie marqua un coup d'arrêt pour Tony Vandervell, amoureux du sport automobile et patriote acharné. Le coeur n'y était plus. Malgré un titre des constructeurs brillamment remporté en cette fin de saison 1958, Vanwall ne revint plus jamais à ce niveau de la compétition.

Voici une photo de Stuart Lewis-Evans prise par Bernard Cahier lors des essais du grand prix :

Epilogue

Voilà, vous venez de lire un résumé inédit et passionné du grand prix du Maroc.

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